PrestaShop est un logiciel libre que vous hébergez vous-même. Contrairement à une plateforme fermée, aucune limite ne vous est imposée : vous pouvez modifier n'importe quel comportement, réécrire les URL comme vous l'entendez, intervenir dans le code du thème comme dans le cœur. Cette liberté est un avantage réel, à condition d'avoir quelqu'un pour l'exercer.
La navigation à facettes est le premier problème, et de loin. Chaque combinaison de filtres, qu'il s'agisse de la marque, de la taille, de la couleur ou du prix, génère une URL. Sur un catalogue de taille moyenne, cela produit des dizaines de milliers de pages quasi identiques que Google explore au détriment de vos vraies catégories. Décider lesquelles ouvrir parce qu'elles correspondent à une demande réelle et lesquelles bloquer est le chantier le plus rentable d'une boutique PrestaShop.
La duplication vient ensuite. Un produit rangé dans trois catégories peut être accessible par trois chemins ; les déclinaisons multiplient les variantes ; les identifiants numériques dans les URL créent des doublons quand un libellé change. Rien d'insoluble, mais rien d'automatique non plus.
Enfin, les performances dépendent de vous. Là où une plateforme hébergée garantit un temps de réponse, PrestaShop dépend de votre serveur, de votre version de PHP, du réglage du cache et des modules installés. Nous auditons régulièrement des boutiques où quinze modules sont actifs alors que trois servent réellement, chacun ajoutant ses requêtes sur toutes les pages. C'est la première cause de lenteur, et la plus facile à corriger.